La grandeur doit-elle nécessairement être associée à la folie? Drôle de question…Et pourtant, les plus grands des conquérants ont tous été qualifiés – à un moment ou à un autre – de fous par leurs contemporains. Avant de devenir Alexandre le Grand, le plus célèbre de tous les Macédoniens n’était qu’Alexandre le fou. Conquérir l’Asie, quelle folie!
Le fou est généralement celui dont le projet apparaît invraisemblable à ses contemporains. C’est seulement lorsqu’à la surprise de tous il parvient à accomplir son invraisemblale projet qu’il devient – a posteriori - un visionnaire et gagne ses attributs de grandeur.
Et la boxe dans tout ça? Un grain de folie est sans doute nécessaire pour marquer durablement l’histoire du noble art. Manny Pacquiao et Floyd Mayweather Jr, les deux meilleurs boxeurs en activité, l’illustrent à merveille.
Floyd Mayweather Jr n’est pas fou pour deux sous: depuis ses débuts il a mené sa carrière à la perfection. Pas une fois il n’a affronté un adversaire en position d’underdog. Il n’a jamais été réellement mis en difficulté. Floyd, toujours invaincu après 40 combats, analyse méthodiquement la situation, les forces et les faiblesses de ses adversaires potentiels, leurs atouts pugilistiques comme leur potentiel économique; bref, ce qu’il a à gagner et à perdre en les affrontant. Floyd “Money” Mayweather est un surdoué de la boxe, certes, mais il n’a jamais fait rêver que son compte en banque.
Manny Pacquiao, quant à lui, réalise un parcours surprenant. Il a remporté des ceintures mondiales dans 7 catégories de poids différentes, des poids mouches aux mi-moyens (welters en anglais), de 50 kg à 66 kg. Défiant tous les pronostics, il a grimpé de catégorie en catégorie, conservant sa vitesse d’execution malgré un remarquable gain de puissance. Oscar de la Hoya, Ricky Hatton et Miguel Angel Cotto, tous rossés par le phénomène, peuvent en témoigner.
Le fou déjoue toujours les pronostics. En 1974, un Muhammad Ali moins fringant qu’à la belle époque s’apprête à défier l’invincible George Foreman, à Kinshasa, Zaïre. Dans le milieu tout le monde s’attend à le voir recevoir une belle déculotée. A la différence d’Ali, Foreman a mis Frazier et Norton KO. Tout porte à croire qu’Ali sera sa prochaine victime. Pendant que Foreman martyrise sacs et sparring partners, Ali axe sa préparation sur l’endurance et la capacité à absorber les coups violents. Lors du combat, il passe son temps dans les cordes et encaisse machinalement les attaques surpuissantes du champion. Cela ressemble à un massacre mais les rounds passent et Foreman s’épuise en vain. Au 8e round il est surpris par un enchaînement supersonique d’Ali. KO. Ali est de nouveau champion du monde. The “Greatest” a encore une fois secoué le monde…à jamais.








Le style unique des peintures de Tyler Streeter colle parfaitement à sa passion pour le noble art.
Dimitriy Salita est un boxeur new-yorkais, né en Ukraine et débarqué à Brooklyn étant enfant. Dans ce long reportage, Jason Hutt dévoile les étapes de son ascension pugilistique. Il met également l’accent sur les efforts du jeune homme pour faire cohabiter son quotidien de boxeur avec les exigences de sa foi.
Loïc Wacquant est sociologue. En 1988, novice, il s’inscrit dans un club de boxe du quartier noir de Chicago. Il s’y entraînera quasi quotidiennement pendant trois ans et en tirera Corps et âme, sorte de « carnet ethnographique » ou tableau du quotidien des boxeurs de Chicago et de leur difficile environnement.
« En avoir ou pas ? » voilà la question qui taraude l’œuvre d’Hemingway. A cet égard il est amusant de noter l’utilisation systématique du terme espagnol « testículos », jugé plus énergique et associé aux corridas de taureaux.
Holly Stein est une des premières femmes photographe de boxe. Elle expose actuellement le fruit de 25 années de travail à Santa Monica, Californie. L’occasion de jeter un coup d’œil sur ses photos.