Hommage au quartier de Chavez Ravine

Publié: 6 janvier 2015 par CULTUREBOXE dans On se cultive
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Domicile pour des générations de Mexicains-Americains, Chavez Ravine était une communauté soudée à quelques kilomètres seulement du centre-ville de Los Angeles. Dans les années 50, la municipalité expulsa par la force ses habitants, rasant leurs maisons, pour faire place à un nouveau stade de baseball. Mais avant ça, il y avait Carlos et Fabela Chávez, la boxe et les chansons (ici le « Corrido de Boxeo » de Ry Cooder).

En VO

Que ironia, si lo sabes

Que habían dos hermanos Chávez

Pugilistas que nacieron en mero

Chávez Ravine

Carlos y Fabela Chávez,

De La Loma Y Palo Verde,

Decian, « Si peleas limpio

Siempre ganas, nunca pierdes. »

En el Auditorio Olimpic

Quedaban bién por la gente

Nunca hiceron enemigos

Peleaban honoradamente

Más no pudieron ganar

El pleito de Chávez Ravine

Se deshicieron encima

Con mentiras hasta al fin

Se batieron en el lodo

Hasta que perdieron todo
En la historia del boxeo,

Has ganado ó has perdido

Pero in Chávez Ravine,

Todo quedo en el olvido

Nadie sabe los secretos

Que quedaron escondidos

Se la pagaran con dios,

Esa bola de bandidos.

Chavez Ravine avant la création du stade de baseball des Dodgers à Los Angeles

Chavez Ravine avant la création du stade de baseball des Dodgers à Los Angeles

En VF

Quelle ironie, si vous saviez,

Que l’histoire des frères Chávez,

Pugilistes qui naquirent au cœur

Du quartier d’Chávez Ravine.

Chávez Carlos et Fabela,

De la colline et du roncier vert,

Clamaient que « C’lui qui se bat sans bavure,

Toujours gagne, et jamais ne perd »

Dans la foule de l’Auditorium Olympique,

Ils se montraient de bonne humeur

Ne cherchant de crosses à personne

Et combattant avec honneur.

Mais jamais ils ne purent gagner

La bagarre de Chávez Ravine.

Et jusqu’au bout ils se démenèrent

Contre des mensonges sans fonds ni fins

Et dans la boue ils se bagarrèrent

Jusqu’à c’qu’ils ne leur restent rien.

De victoires ou de défaites

L’histoire de la boxe est faite

Mais aujourd’hui à Chávez Ravine

C’est dans l’oubli que tout se meurt.

Nul ne connait les secrets qui

Ensevelis à jamais y demeurent

Donc c’est à Dieu qu’ils rendront des comptes,

Ces sales bandits aux bulldozers.

Enfoui sous le stade des Dodgers, un village oublié.

Enfoui sous le stade des Dodgers, un village oublié.

Victor Barrès (traduction du corrido).

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