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2012 by Geoffrey Champin

On dit que la boxe se meurt mais c’est sans compter sur les efforts de François « Flamby » Hollande et de « The Kärcher » Sarkozy. Les deux champions se sont donnés rendez-vous le 2 mai pour un duel haut en couleurs.

Bien que le combat ait été plébiscité par l’écrasante majorité des aficionados du noble art, les négociations se sont faites dans la douleur. La table a tremblé lorsque les représentants du tenant du titre ont exigé des clauses de revanche et de belle obligatoires. Trois duels en deux semaines ! « Halte aux cadences infernales » ont rétorqué les hommes de Flamby, rappelant que le championnat de France se dispute traditionnellement sur un seul et unique combat.

En attendant d’en découdre devant la France entière, les deux hommes polissent leurs armes. (suite…)

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5 avril 1915. Cuba, la Havane : le terrain de jeu sulfureux des Etats-Unis, annexe quasi-coloniale du territoire américain. Treize heures, et quelques minutes. L’après-midi est claire et brûlante. Il fait une chaleur accablante. Les rues des quartiers chics et blancs sont vides. Une lourde torpeur pèse sur la ville.

Pourtant, une intense frénésie règne aux portes de la Havane. Au-dessus du Oriental Park, des nuages de poussière soulevés par l’agitation se piègent dans les rayons torrides du soleil et dessinent d’inquiétantes arabesques. Gigantesques masses sombres, les tribunes combles et surchauffées tremblent de toute leur membrure. Au travers du rideau de torpeur et de brume, vingt mille taches de couleurs frémissent et autant de voix montent à l’unisson. Autour du stade, des grappes sombres d’individus se pressent sur des promontoires de fortune et prolongent un peu plus loin encore l’atmosphère électrique. Au centre du terrain, deux ombres massives dansent un étrange ballet de feintes, d’enlacements et d’esquives. Deux ombres, dont l’une, à mesure que l’on se rapproche d’elle, reste obstinément noire.

Déjà vingt-cinq rounds de combat. La sueur perle sur les corps et s’écrase sur le sol poussiéreux du ring en nuage. Le stade est en ébullition. Depuis le ring, on entend crier des tribunes : « tue l’ours noir». Un enchaînement du boxeur blanc. Un terrible crochet du droit à la mâchoire du Noir. Jack Johnson titube, puis s’effondre. L’arbitre entame le compte à rebours fatidique. Les secondes s’égrènent une à une dans un stade incrédule. Dix. Le titre de champion du monde poids lourd vient de s’envoler pour le boxeur à terre. Le corps noir du vaincu gît sur le sol. Le poing de Jesse Willard, « l’espoir blanc », s’élève dans le ciel cubain, comme porté par la folle clameur du public. Le cri de victoire qui monte du stade se répercute comme un écho vers la Havane, avant de franchir le Golfe du Mexique, et de s’étendre à la vitesse de la lumière et du télégraphe vers le Sud des Etats-Unis, la Floride, la Géorgie, puis la Pennsylvanie et le Texas, l’Etat de New York et la Californie, et enfin la frontière du Canada de Seattle à Montréal. (suite…)

Samedi dernier, Manny Pacquiao a conservé sa ceinture WBO des poids welters en battant Shane Mosley dans un combat à sens unique.

Une victoire en demi-teinte obtenue devant un adversaire vieillissant qui a fui l’affrontement pendant 12 rounds. Une victoire qui conforte malgré tout la place de Manny Pacquiao au panthéon du noble art : une série en cours de 15 victoires depuis sa dernière défaite, en 2005 contre Erik Morales, des titres de champion du monde dans 8 catégories de poids différentes et d’impressionnantes batailles remportées contre les plus grands : Oscar De La Hoya, Erik Morales, Juan Manuel Marquez, Marco Antonio Barrera, Ricky Hatton, Miguel Cotto,…

Pour marquer le coup, CultureBoxe a interrogé des compatriotes du champion : Karen Grace Marquez et Don Nod del Rosario, deux communicants philippins rencontrés à Phnom Penh. (suite…)

Encore une fois, Pacman a fait taire les sceptiques, dont Cultureboxe (cf. Pas de panique, Manny Pacquiao ne gagnera pas les élections), en obtenant un siège de député avec près de 80% des suffrages, soit deux fois plus de voix que son rival.

En plus de son titre officieux de meilleur boxeur en activité, toutes catégories confondues, qui lui est seulement disputé par Floyd Mayweather, et de sa ceinture WBO des welters, Manny est désormais un « Congressman » du Nacionalista Party.

Les choses sérieuses ne font pourtant que commencer. Manny a un sacré programme à mettre en œuvre : aider ses concitoyens en construisant des écoles et des hôpitaux, offrir aux plus pauvres une tribune pour exprimer leurs souffrances et en finir avec la corruption… Rien que ça !

(suite…)

Une ombre plane sur le super combat que tout le monde attend. Le clash entre Manny Pacquiao et Floyd Mayweather Jr est menacé par les ambitions électorales du premier qui,  à peine vainqueur du Ghanéen Clottey, s’est lancé dans la course pour un siège de Congressman des Philippines.

Représentant sa province natale de Sarangani, l’une des plus pauvres de l’archipel, il bénéficie d’une popularité hors norme. L’ancien vendeur de cigarettes à la sauvette est une belle âme. Il a pour objectif d’aider ses concitoyens et de leur offrir une tribune pour exprimer leurs souffrances. Des écoles et des hôpitaux, le programme de Manny est alléchant !

(suite…)