Articles Tagués ‘Livre’

Victor Hugo Morales ou l’exploit de réconcilier football et littérature. Le 22 juin 1986, quart de finale du mondial mexicain, Diego Maradona passe la moitié de l’équipe anglaise en revue. Victor Hugo, star du commentaire sud-américain, est au micro.

Le meilleur flow d’Uruguay tâte aussi du noble art. Son chouchou : le poétique Carlos Monzón, champion du monde des moyens sans interruption de 1970 à 1977 et tombeur de notre Jean-Claude Bouttier national en 1974. (suite…)

Entre réalité et fiction, Lionel Froissart raconte l’histoire de douze naufragés de la boxe. Douze comme les douze rounds d’un combat perdu d’avance. Extraits.

Quelques heures après une cruelle défaite contre Aaron Pryor, Alexis Arguello raccroche les gants et constate, résigné :

On ne peut pas quitter ce sport sans s’être fait botter le cul une ou deux fois au cours de sa carrière.

Entre Miami et Saint Denis, entre la schnouffe et les rings, Lionel Froissart raconte les doutes de Christophe Tiozzo, le champion français du début des années 90.

Parfois Christophe se dit que la boxe c’est vraiment un truc de lopette : sauter à la corde, se regarder faire des jolis gestes dans une glace et surveiller son poids comme une gonzesse. (suite…)

141 portraits x 2. Un cliché pris avant, l’autre après. Entre les deux, un combat pendant lequel ils ont donné et reçu des coups. Le photographe danois Nicolai Howalt jette un voile pudique sur cette violence qu’on devine aux traces de sang qui apparaissent parfois sur les faces des jeunes boxeurs.

Cela dit, la différence entre les deux portraits relève moins de la blessure que de l’extrême relâchement qui caractérise les expressions de ceux qui viennent de descendre du ring. Victoire ou défaite, la tension est retombée et les regards sont hallucinés, quasi extatiques.

UN RITE DE PASSAGE

Les modèles sont de jeunes boxeurs amateurs avec peu d’expérience. Certains disputent leur premier combat. La tension des clichés d’avant-match révèlent leur nervosité. On sent – ils sentent – qu’ils s’apprêtent à vivre une expérience qui les changera à tout jamais.

Lorsqu’il commente son travail, Nicolai Howalt cite religieusement Ernest Hemingway, celui qui a le mieux saisi la dimension « rite de passage » du noble art. C’est en apprenant à encaisser les coups – dans la vie comme sur le ring – sans s’effondrer ni paniquer que l’on devient un homme. (suite…)