Articles Tagués ‘Joe Frazier’

Rester debout. Ne pas aller au tapis. Ne pas fuir. Rester sur le ring contre le monde entier. Voilà l’esprit de la boxe.

Chaque boxeur naît avec un certain nombre de matchs à disputer. Quand il les a tous disputés, il est fini. Il pourra toujours tenter de combattre, de remonter sur le ring. Il sera vaincu. C’est son destin.

CULTUREBOXE

Après « The Kärcher » Sarkozy et François « Flamby » Hollande, Ali, Frazier, Tyson, Hagler, Leonard, Duran, Pacquiao et l’inévitable Rocky Balboa posent pour Cultureboxe.

Une affiche qui raconte des gants, des plumes, des exploits, des chutes, des gueules cassées et des champions du monde. Sans oublier les pigeons, les punchlines, les borgnes, les lourds, les fous, les hyperactifs, les punchers, les poètes, les sacs de frappe, les salles crasseuses, les rings pisseux, les smokings blancs, les K-O, les embrouilles, la blanche, le swag et l’œil du tigre. (suite…)

Pour beaucoup d’amateurs de boxe, George Foreman est célèbre pour avoir perdu le plus retentissant combat de tous les temps face à Mohamed Ali, une nuit d’octobre 1974. Et pourtant, lorsqu’il monte sur le ring de Kinshasa, Foreman ne manque pas d’arguments à faire valoir : médaillé d’or olympique aux Jeux de Mexico, il est invaincu en quarante combats, la plupart conclus par K.O. avant la cinquième reprise. En janvier 1973, il est devenu champion du monde des lourds en envoyant Joe Frazier six fois au tapis. « Smokin’ Joe » et son exceptionnel crochet du gauche, premier homme à coucher Ali, n’a rien pu faire face à l’allonge et la puissance titanesque du natif de Houston.

 

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Joe Frazier naît le 12 janvier 1944 à Beaufort, Caroline du Sud, dans une modeste famille de petits fermiers. La vie est dure. Non contents d’exploiter la petite parcelle familiale, les Frazier font des heures sup’ chez les riches fermiers blancs du voisinage. Adolescent, Joe découvre la boxe en regardant les combats du grand Joe Louis à la télévision. Il passe de longues heures à frapper sur un sac qu’il a lui-même rempli de briques, de foin et de vieux vêtements.

Beaufort-Philadelphie-Tokyo

Lassé des structures archaïques du vieux sud raciste et décidé à se faire une place sur les rings, il ne tarde pas à jeter le baluchon sur l’épaule pour gagner Philadelphie, la Mecque du noble art. Il a 15 ans quand il franchit le pas d’une des nombreuses salles de la ville. Très vite, il enchaîne les KOs, semant la terreur dans les rangs amateurs. En 1964, il remplace au pied levé Buster Mathis, blessé, et représente l’Amérique aux JO de Tokyio. Des 12 boxeurs de l’équipe olympique, il est le seul à ramener la médaille d’or malgré un pouce fracturé en demi-finale.

Ses débuts professionnels ne soulèvent pas l’enthousiasme : trop petit, trop léger, disent les puristes. L’enchaînement des KOs fait taire les sceptiques et, le 18 février 1970, il devient champion du monde des poids lourds en arrêtant Jimmy Ellis au 5ème. Le scénario est bien rôdé, Joe coupe le ring, asphyxie son adversaire et clôt le spectacle avec son crochet du gauche. (suite…)

Smokin’ Joe Tribute – by Cynthia Vance

Publié: 13 novembre 2011 par Nicolas Zeisler dans On aime ça
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I sign autographs, posters, this and that. It’s nice. It means the people remember, and like what they remember. Mostly what they remember is me and Clay.

We were, I think, what is good about boxing—-skill and passion, and the both of us tapping deep into ourselves for that extra effort. In that ring, we brought the best out of each other.

Joe Frazier

Joe Frazier est mort lundi, à Philadelphie, des suites d’un cancer du foie. A 67 ans, un grand champion nous a quitté, une légende de la boxe.

Smokin’ Joe a disputé 37 combats (32 victoires dont 27 par KO, 4 défaites, 1 nul). Il est devenu champion olympique des poids lourds à Tokyo en 1964 puis champion du monde de 1970 à 1973.

Joe Frazier est surtout connu pour la trilogie de combats qu’il a disputé contre Mohamed Ali. Cette rivalité a marqué à jamais leurs carrières respectives.

De 1971, date de leur première rencontre, jusqu’en 1975, l’opposition a fait fureur sur le ring comme à la ville. Sage et réservé, Frazier a encaissé les provocations de son rival, Ali traçant de lui un portrait extrêmement vexatoire. Il est le gentil noir un peu attardé (« le Gorille ») et obséquieux à l’égard des Blancs (« l’Oncle Tom »).

Sur le ring, c’est une autre histoire. Le 8 mars 1971, au Madison Square Garden de New York, Joe Frazier est le premier homme à battre Ali. Il l’emporte sur décision au terme des 15 rounds non sans avoir – à la dernière reprise – envoyé son rival à terre d’un énorme crochet du gauche. Le combat a été si violent qu’ils finissent tous les deux la nuit à l’hôpital.

En 1974, toujours au Madison Square Garden, Ali prend sa revanche en l’emportant sur décision mais c’est le dernier volet de la trilogie qui marque l’histoire. (suite…)

Le 1er octobre 1975, à Manille, Mohamed Ali et Joe Frazier s’affrontent pour la troisième fois. En 1971, Smokin’ Joe a été le premier homme à battre Ali. En 1974, ce dernier a pris sa revanche, déclaré vainqueur par les juges au terme de douze rounds disputés. Les deux hommes prétendent avoir remporté les deux combats et se vouent une haine farouche.

LE COMBAT LE PLUS VIOLENT

Leur animosité accouche, aux Philippines, du combat le plus violent de l’histoire de la boxe.

A son coin, Ali confie : « Vous aurez jamais vu la mort d’aussi près » tandis que quelques années plus tard, Frazier déclare : « C’était pas un combat, c’était la guerre« .

L’extrême violence qui se déploie ce soir-là n’est pas le fruit du hasard. Les destins des deux hommes se sont croisés plusieurs fois, pour le meilleur et pour le pire. (suite…)