Articles Tagués ‘Combat’

Ceinture dorée et gants de velours ou la preuve par 5 que le noble art reste un sport de stylistes.

#1 Papa Ernest dans ses œuvres.

Ernest-Hemingway (suite…)

Un entretien réalisé par Helmut Sorge et tiré du livre Greatest of all time, éditions Taschen, 2003.

Foreman parle d’Ali et de « Rumble in the Jungle » – 1/3

Au premier round, pas de KO. Au deuxième, rien. Ali est toujours debout à la fin du troisième round. C’était frustrant ?

Je n’arrêtais pas de le cogner, je veux dire de le cogner vraiment. Dans le troisième, il était prêt à se coucher, il n’y avait pas d’issue. En tout cas, c’est ce que je me disais. Quand la cloche a sonné, il m’a lancé un de ces regards comme s’il voulait dire : « Je suis toujours là chéri, t’as pas autre chose ? » C’est là que je me suis rendu compte que ça ne se passait pas comme je l’avais escompté. Je l’avais frappé fort – vraiment fort, et il a dû avoir mal. Mais il avait encaissé les coups, il avait laissé passé la tempête. Il était de plus en plus confiant. Je pouvais le lire dans ses yeux.

Dans son livre « More Than a Champion : The Style of Mohamed Ali« , Jan Philipp Reemtsma écrit que « chaque coup qui manquait de mettre Ali KO était pour vous un pas de plus vers la défaite ».

D’une certaine manière, c’est correct. Je n’ai pas lancé un seul coup destiné uniquement à préparer le prochain. Mais chaque fois que je le touchais sans parvenir à en finir, j’avais l’impression de m’épuiser en vain, comme si je venais de courir 10 kilomètres pour rien. Tout ça pour rien. J’ai commencé à me sentir fatigué, épuisé, mais je ne pouvais relâcher la pression ni reculer, car Ali se serait tout de suite rendu compte que je manquais de souffle. Donc j’ai à nouveau tout tenté au huitième round. J’ai balancé un coup dévastateur qui a manqué sa cible et j’ai perdu l’équilibre. J’ai basculé, le menton en avant, et j’ai atterri en plein sur son poing. Boum. Fini. J’étais par terre. (suite…)

Non le match n’est pas diffusé sur Canal. Il va falloir s’y faire, la chaîne cryptée continue de s’éloigner de ses premières amours pugilistiques. Ce soir, ça se passe sur Orange Sport. Pour les non abonnés, voici quelques astuces pour être de la partie.

Première piste : « la roulette ukrainienne »

Vous êtes portés sur les trèfles à quatre feuilles et les pattes de lapins ? Tentez de gagner un pass pour regarder le combat gratuitement sur le site d’Orange Sport. Pour jouer, cliquez ICI. Un « lucky punch » est si vite arrivé… (suite…)

Au 13, rue de la Grange aux Belles, dans le 10e arrondissement de la capitale, on peut pousser la porte du Battling Club. Sourires plastiques à l’entrée, l’espace sportif s’étire dans une déco branchée où s’entassent des appareils de muscu, des sacs de frappe et des tatamis… le tout peuplé de coachs bodybuildés dont les muscles, en l’absence de clients matinaux, poussent des aspirateurs. A l’étage, entre les deux rings et le bar – on imagine les rounds se terminer autour d’une flûte de champagne, une vraie salle de durs – un maigre espace est aménagé pour la conférence de presse de Jean-Marc Mormeck à laquelle Cultureboxe a été invité par Orange Sport.

Il n’y a encore aucun journaliste mais déjà, ponctuels, j’aperçois les deux champions de boxe thaï, Farid Vuillaume et Dida, maintenant consultant pour Orange Sport. En pleine discussion, les deux amis s’installent tout de même face à l’écran qui trône dans un coin et diffuse un programme envoûtant : le dernier combat de Manny Pacquiao ! Magique. Scotché par ce spectacle que j’ai pourtant déjà admiré, je remarque que tous les nouveaux venus s’imposent une révérence à la démonstration du boxeur philippin avant de vaquer à leurs parades mondaines.

(suite…)