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CARLOS MONZON

Il reste une place. Qui se jette à l’eau avec Carlos ?

Invaincu en 71 combats chez les poids moyens – dont 15 championnats du monde remportés -, l’Argentin Carlos Monzon (87 victoires dont 59 K-O, 3 défaites et 9 nuls sur l’ensemble de sa carrière) a dominé le noble art des seventies.

Sergio Martinez (50 victoires dont 28 K-O, 2 défaites, 2 nuls), son compatriote et successeur, champion WBC des moyens, imagine leur rencontre. (suite…)

Victor Hugo Morales ou l’exploit de réconcilier football et littérature. Le 22 juin 1986, quart de finale du mondial mexicain, Diego Maradona passe la moitié de l’équipe anglaise en revue. Victor Hugo, star du commentaire sud-américain, est au micro.

Le meilleur flow d’Uruguay tâte aussi du noble art. Son chouchou : le poétique Carlos Monzón, champion du monde des moyens sans interruption de 1970 à 1977 et tombeur de notre Jean-Claude Bouttier national en 1974. (suite…)

Madrid, 1983, un certain Antonio Trilla croise Julio Cortazar à la terrasse d’un café.

Rayuela est paru en 1963 faisant de lui le plus grand écrivain argentin du XXème siècle. Passionné de boxe, il a également écrit un texte sublime, Torito, en hommage à Justo Suarez « El Torito de Mataderos« , l’idole du pays au tournant des années 30.

Le journaliste profite de l’aubaine et lui propose de discuter 15 minutes sur deux de ses grandes passions, le jazz et la boxe. Cortazar accepte. Extraits.

Pourquoi et comment t’es-tu intéressé à la boxe ?

Je ne me suis jamais posé la question, je m’intéresse à la boxe depuis tout petit. Tu sais, en Argentine, la boxe est un sport très populaire. Quand j’étais petit, nous avions un grand champion, le poids lourd Luis Angel Firpo, qui a eu une carrière extraordinaire. Il a combattu aux Etats-Unis, et disputé le titre de champion du monde des lourds à l’américain Jack Dempsey, en 1923. Dempsey était un grand champion et il a fini par battre Firpo. Mais au 3ème round, Firpo l’a mis KO ; l’arbitre et le public l’ont aidé à se relever. Techniquement, Firpo avait gagné le combat et Dempsey aurait dû être disqualifié. Mais le combat a continué et Dempsey a battu Firpo. J’avais neuf ans et cela a été une véritable tragédie nationale. Le pays a eu le sentiment de s’être fait voler la victoire. Certains ont même demandé à ce que l’on rompe les relations diplomatiques avec les Etats-Unis. Ce combat a été à l’origine de ma passion pour la boxe. J’avais été très impressionné par ce qui était arrivé à Firpo et j’avais commencé à m’intéresser à ce sport qui, à l’époque, occupait beaucoup d’espace médiatique. Je lisais tout ce qui se publiait sur la boxe et j’écoutais les retransmissions des combats importants à la radio. Evidemment, comme je vivais dans une maison pleine de femmes, personne ne voulait m’emmener voir un combat. (suite…)

A l’aube du XXe siècle, les marchands anglais jetant l’ancre dans l’immense port de Buenos Aires transportaient dans leurs cales une précieuse cargaison : l’amour de la boxe qu’ils livrèrent au pays. Un siècle plus tard, avec des noms comme Firpo ou Monzon gravés dans nos mémoires, la boxe demeure une part importante de la vie sportive argentine. (…)

Tout a commencé avec Firpo, « Le Taureau Sauvage de la Pampa. » Firpo (31-4, 26 KO) était énorme pour l’époque – 1m89 pour environ 100 kilos – et très puissant. Il défit 8 de ses 9 adversaires aux USA, ce qui lui permit de rencontrer Dempsey. Ce dernier, alors champion du monde et célèbre dans le monde entier, allait faire l’expérience douloureuse de cette puissance lors du combat légendaire au Polo Grounds à New-York, il y a 87 ans.

(suite…)