Articles Tagués ‘Arturo Gatti’

Gatti-Ward, votre avis

Publié: 26 mars 2011 par Nicolas Zeisler dans On aime ça
Tags:, , ,

Fighter : qui a vu  Arturo Gatti ? a suscité quelques commentaires qui s’accordent pour vanter la trilogie GattiWard et déplorer l’absence du canadien dans le film de David O. Russel. J’ai trouvé la discussion intéressante alors la voici. Continuez à commenter 😉

THIBAULT

La trilogie WardGatti est le symbole d’une des plus belles boxe qui existe : celle du coeur. Comme le dit si bien un internaute : « if you don’t get motivated by these fights, you don’t have a pulse ».

Il n’y a pas de traduction française qui retranscrirait fidèlement cette phrase. Je dirai juste, et je pense que tu te joindras à moi Nico, que Gatti et Ward ont prouvé qu’il n’y a nul besoin d’avoir une ceinture en jeu pour faire un magnifique combat.

Tomber ou faire tomber, encaisser et se relever « no matter what »…

Merci M. Gatti, merci M. Ward, d’avoir prouvé au monde que les boxeurs sont des gladiateurs au grand coeur. Longue vie à Micky et repose en paix Arturo, et sachez que votre gloire, reste elle, immortelle.

MOI

Pas grand chose à ajouter, je te suis à 200%. Ce que je trouve vraiment touchant dans la trilogie, ce sont les moments juste après les 3 combats où Gatti et Ward tombent dans les bras l’un de l’autre pour se féliciter mutuellement comme s’ils savaient qu’ils avaient partagé un grand moment et marqué, ensemble, l’histoire de la boxe.

PATRICIA

Tout à fait d’accord avec vous. Mais s’ils se tombaient dans les bras c’est surement car ils se respectaient beaucoup, qu’ils étaient fiers d’avoir donné ces fabuleux combats aux spectateurs et surtout parce qu’ils étaient deux grands hommes. Le film Fighter est très bon mais j’aurais aimé revoir une partie de combat GattiWard. Ce cher Arturo est pour moi l’un des plus grand guerrier-boxeur. Repose en paix Guerrier-Gatti.

nicolas@zeisler.fr

Publicités

Fighter de David O. Russel avec Mark Wahlberg et Christian Bale, à l’affiche depuis le 9 mars, est un sacré bon film de boxe.

Lire aussi « Fighter » vs. « Boxing Gym » : les Inrocks ont fait tout le boulot.

CLASSIQUE

L’histoire est celle de Micky Ward, un journeyman de Lowell Massachusetts, entraîné par son frère aîné, Dicky Eklund, ancien boxeur sous crack qui prétend avoir fait chuter le grand Sugar Ray Leonard. Si les archives privilégient la thèse de la glissade, le bonhomme et son anecdote n’en font pas moins partie de la mythologie du quartier.

En sus de son frère, Micky Ward porte d’autres croix : une famille envahissante, un quartier étouffant et un management douteux incarné par une mère hystérique qui l’envoie régulièrement au casse-pipe contre des gars plus grands, plus forts et plus lourds que lui.

Malgré tout, il devient champion du monde. Comme souvent au cinéma, le courage et la détermination l’emportent sur les déterminismes socio-économiques et ce en dépit de qualités pugilistiques à peine au-dessus de la moyenne. Classique.

Ce qui l’est moins et c’est l’une des grandes réussites du film, c’est l’attention portée à la nocivité de l’entourage du boxeur.

Non content de mener une existence spartiate et d’échanger les gnons sur le ring, celui-ci traîne généralement une caravane d’assistés dans son sillage : famille, amis, voisins, tous les moyens sont bons pour sucer la roue du champion. (suite…)

Du « barrio » à l’or olympique

« Boxing is my baby » aime à dire le plus fringant des retraités du noble art, Oscar De La Hoya. C’est sûr qu’avec la médaille d’or olympique ramenée de Barcelone en 1992 plus 10 titres mondiaux dans 6 catégories de poids différentes pour un palmarès total de 39 victoires – 30 par KO – et 6 défaites, le bilan est plutôt positif.

Tout commence à East Los Angeles. Le petit Oscar est le fils d’un couple de mexicains partis à la conquête du rêve américain. Comme souvent au pays de Julio Cesar Chavez, la boxe est une passion familiale. Le grand père De La Hoya a squatté les quadrilatères du bled comme professionnel tandis que le paternel s’est contenté  d’une plus modeste carrière amateur.

Le bambin, lui, ne tarde pas à faire ses premiers pas sur les rings du quartier. Avec succès : combattant parfois jusqu’à 5 fois par mois il sème la terreur partout où il passe. Il terminera sa carrière amateur avec 223 victoires dont 163 KOs pour seulement 6 défaites…et une médaille d’or olympique.

(suite…)