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Sergio Maravilla Martinez voit le jour le 21 février 1975 à Quilmes, province de Buenos Aires. Depuis, il refuse de se faire mettre en bouteille.

À 8 ans, il enfourche son premier tricycle, promesse d’une personnalité tout-terrain. Mais l’appel du potrero est plus fort. Diagonale au cœur, Sergio précise : « tout Argentin rêve d’être Maradona ».

Il sera plutôt Monzon ou Locche. Sur le tard, certes, mais il ne lui faut que 3 mois pour disputer ses premiers rounds d’amateur. Tout s’enchaîne à merveille. Martinez cogne dur et bouge vite. On le fuit comme la peste. (suite…)

Nicolino Locche, l’oeil du pitre

Publié: 7 juillet 2013 par Nicolas Zeisler dans C'est notre pote
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Nicolino Felipe Locche naît le 2 décembre 1939 à Tunuyan. À 9 ans, il pousse la porte du Mocoroa Boxing Club de Francisco Paco Bermudez. À 13, boxeur amateur, il crapote sa première cigarette. 122 assauts plus tard, il défie l’obscur Luis Garcia sur un non moins obscur ring de Mendoza. À 19 ans Locche remporte son premier combat professionnel.

C’est la conquête de Buenos Aires, la découverte du Luna Park. Pour marquer le coup, il change de marque : « Philip Morris, la cigarette de l’homme d’action ».

Punch de moustique, calvitie naissante, il aligne les succès. En 1961, il repousse Jaime Gine du droit pour se moucher du gauche. Le nez dégagé, il devient champion d’Argentine. (suite…)

CARLOS MONZON

Il reste une place. Qui se jette à l’eau avec Carlos ?

Invaincu en 71 combats chez les poids moyens – dont 15 championnats du monde remportés -, l’Argentin Carlos Monzon (87 victoires dont 59 K-O, 3 défaites et 9 nuls sur l’ensemble de sa carrière) a dominé le noble art des seventies.

Sergio Martinez (50 victoires dont 28 K-O, 2 défaites, 2 nuls), son compatriote et successeur, champion WBC des moyens, imagine leur rencontre. (suite…)

Crédits : Bad Left Hook

1 soirée, 2 combats, 3 Mexicains, 1 Argentin. Sergio Martinez, le Bon, la Brute et le Truand.

Le « caracara » cher à la mythologie aztèque plane sur l’horizon de Sergio Martinez (49 victoires dont 28 K-O, 2 défaites et 2 nuls). L’Argentin défie ce soir Julio Cesar Chavez Jr (46 victoires dont 32 K-O, 1 nul) sur le ring du Thomas & Mack Center de Las Vegas. En cas de victoire, il est fort probable qu’il retrouve le vainqueur du choc opposant au même moment et à quelques pâtés de casinos, le jeune prodige mexicain Saul Canelo Alvarez (40 victoires dont 29 K-O, 1 nul) à son compatriote Josesito Lopez (30 victoires dont 18 K-O, 4 défaites).

A 37 ans, Martinez est le plus expérimenté du lot. Tombeur de Kelly Pavlik et de Paul Williams, il pointe au quatrième rang du classement The Ring des meilleurs boxeurs toutes catégories confondues. Avec sa boxe peu académique tendance Nicolino Locche, il promet l’enfer à Julio Cesar Chavez Jr dit le Bon. (suite…)

Le 15 septembre, Sergio Martinez, brillant champion du monde des Moyens, et Julio Cesar Chavez Jr, fils de la légende mexicaine, ont rendez-vous sur le ring du Thomas & Mack Center de Las Vegas.

Il y a un an l’annonce du choc, aurait soulevé une vague d’indifférence et quelques haussements d’épaules. Le formidable travail de Freddie Roach et une nouvelle hygiène de vie ont rebattu les cartes et transformé le fils Chavez en challenger digne de ce nom.

Mais attention, l’Argentin en a vu d’autres. Mitraillé par une armada de journalistes, Martinez a livré une prestation détonante et prouvé qu’il ne manquait pas de punch, même devant les micros. (suite…)

Victor Hugo Morales ou l’exploit de réconcilier football et littérature. Le 22 juin 1986, quart de finale du mondial mexicain, Diego Maradona passe la moitié de l’équipe anglaise en revue. Victor Hugo, star du commentaire sud-américain, est au micro.

Le meilleur flow d’Uruguay tâte aussi du noble art. Son chouchou : le poétique Carlos Monzón, champion du monde des moyens sans interruption de 1970 à 1977 et tombeur de notre Jean-Claude Bouttier national en 1974. (suite…)

Non content d’être le meilleur poids moyen du monde, Sergio Martinez est un type qui a des choses à dire.

Pour l’argentin, un combat dure 15 secondes, le temps de saisir qui aura le dessus. Tout se joue dans la tête et les coups ne sont qu’un élément de détail. A la manière de Cortazar, il explique que ce n’est pas le plus fort qui gagne, mais le plus intelligent.

Lire Cortazar et la boxe.

Sergio Martinez encourage les formateurs à mettre l’accent sur le mouvement, la technique et l’intelligence.

A ceux qui dénoncent la brutalité de son sport, il répond préparation physique et mentale, respect de l’adversaire et invite ses pairs à donner une meilleure image du noble art.

No es una pelea, es un combate

Le discours du champion sur la boxe est rafraîchissant. Loin de s’appesantir sur les sacrifices consentis (plus de 8h d’entraînement par jour en période de préparation), il parle de l’aisance avec laquelle il a appris à boxer : si la vie est un combat, la boxe reste un plaisir. (suite…)