Pacquiao vs. Mayweather – ep. 1 : that’s boxing!

Publié: 27 août 2014 par Felix Barres dans On y était
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En boxe, les journalistes ont déjà usé jusqu’à la moelle l’expression « combat du siècle ». Permettez-nous alors de choisir « combat du millénaire » pour désigner la rencontre entre Manny Pacquiao et Floyd Mayweather. On l’attendait depuis 2009 et l’échec de la première négociation. Les deux poids welters ont finalement choisi un terrain neutre, Cardiff, pour croiser les gants et ont convenu de contrôles anti-dopages inopinés jusqu’à la veille du combat. Le samedi 25 janvier 2014, l’affrontement a eu lieu et, au-delà du résultat, cette apogée pugilistique a tenu ses promesses.

Reportage de notre envoyé spécial à Cardiff, Jim Caraghi (traduit de l’anglais par Félix Barrès).

« Ça, c’est la boxe ! » (That’s boxing !) C’est la phrase de mon pote et collègue, Ian Strampf, de la BBC, les larmes aux yeux depuis son poste de commentateur. Hier soir, au Millenium stadium de Cardiff, le tableau avait de quoi faire rougir un Michel-Ange : 50 000 fans du noble art, debout sur leurs sièges, rugissant de plaisir dans l’arène ; au centre, deux gladiateurs à demi-nus, muscles saillants, se rendant coup pour coup et prêts à mourir sur le ring.

Cette scène, les amateurs de boxe l’ont sûrement vu des centaines de fois mais pas comme ça. Pas avec un tel enjeu. Pas avec deux hommes qui jurent posséder jalousement l’unique clé de leur art, comptant assez de ceintures pour rhabiller tous leurs malheureux adversaires. Pas avec 7 millions de pay-per-view à 70 dollars vendus par HBO et plus de 20 millions dans le monde. Pas avec la reine d’Angleterre, le président des Philippines et celui des États-Unis côte à côte, au bord des cordes. Un combat mythique entre deux géants du coup de poing.

C’est donc peu dire que moi, et tous les journalistes autorisés, nagions dans le bonheur et l’excitation frénétique depuis quelques jours avant le « fight of the century ». On ne parlait que de ça, partout, tout le temps. Au resto de l’hôtel Shedam, prêt du stade, les bouches des confrères avaient du mal à mâcher entre deux pronostics sur le déroulé du combat. On perdait haleine à chaque fois que les noms de Pacquiao ou de Mayweather étaient lâchés. Du pur délire. On s’est même demandé si les organisateurs n’avaient pas foutu de la coke dans les conduits d’aération tellement nos cœurs battaient vite.

Côté pari, tout le monde voyait Floyd : plus rapide, plus agile, plus concentré, plus méchant, mieux préparé. C’était inévitable. Et ça emmerdait tout le monde parce qu’il s’était montré encore plus con qu’à l’accoutumé lors de la dernière conférence de presse. Toujours avec son chewing-gum dans la gueule, il avait pratiquement craché sur les journalistes du premier rang en quittant la salle. Juste comme ça. Mais Manny n’avait aucune chance, en tout cas pas pour les bookmakers et les millions de parieurs clandestins qui échangeaient des billets dans les bars de Cardiff. « Pacman » le philippin, endetté auprès du fisc américain, était là pour l’argent : 300 millions de dollars.

J’étais un des rares, avec le lot de reporters philippins, à croire en Manny. De toute façon, c’était le bon contre le méchant, le bien contre le mal, et j’ai toujours été du côté des gentils. La veille du combat, j’ai été foutre 500 pounds sur une victoire de Pacquiao, histoire de faire monter un peu plus la pression…(à suivre).

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