Qui est Robert Garcia ?

Publié: 27 octobre 2010 par Nicolas Zeisler dans C'est notre pote
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Un drôle de type assurément.

Le 22 septembre 2001, à 26 ans, il dispute son dernier combat pro face à l’obscur John Trigg à Las Vegas.

Avec 33 victoires pour seulement 3 défaites à son actif, Garcia peut rêver à une nouvelle chance mondiale. Il n’en sera rien : il s’impose certes par abandon au 5e mais raccroche les gants dans la foulée.

Je n’avais plus le cœur à taper sur quelqu’un d’autre. Je le faisais parce que je devais le faire, parce que c’était mon boulot mais je n’ai jamais aimé ça. Ça ne me correspondait pas. Lors de mon dernier combat, pendant les deuxième et troisième rounds, je me demandais ce que je foutais là, pourquoi j’étais en train de lui taper dessus. J’aurais voulu partir en courant.

Le jeune retraité suit les traces du pater Eduardo Papa Garcia et enfile le costume d’entraîneur dans le gymnase familial, à Oxnard en Californie.

Neuf ans plus tard, Robert Garcia est de retour sous les feux de la rampe. Après s’être occupé de Steven Luevano, Brandon Rios et Victor Ortiz, il prépare Antonio Margarito, le boxeur le plus controversé du plateau, pour le combat de sa vie, contre Manny Pacquiao, le 13 novembre prochain à Dallas.

Au départ, notre homme n’était pas très chaud pour s’occuper de l’homme aux bandes plâtrées (Le 24 janvier 2009, des résidus de plâtre ont été trouvés dans le bandage de Margarito juste avant qu’il n’affronte Shane Mosley. Il a été suspendu un an mais continue d’affirmer qu’il ignorait ce qu’il y avait dans ses bandes). Pourtant, après une longue discussion, les deux hommes sont tombés d’accord et Garcia est devenu l’un de ses plus fidèles défenseurs.

Les gens ont une image complètement fausse de Margarito. Je ne le connaissais pas mais j’ai découvert quelqu’un d’honnête, classe et respectueux.

Nous avons parlé de son histoire de bandes plâtrées et il m’a convaincu.

Je crois vraiment qu’il ne savait pas et plus je le côtoie plus j’en suis sûr. C’est un homme bon. J’ai plein de jeunes amateurs à la salle et il est formidable avec eux. Il reste quand il a fini l’entraînement, il les aide, il finance même certains de leurs déplacements.

Robert Garcia est une sacrée bonne pioche pour Margarito. Les rapports sur son camp d’entraînement sont unanimes : il n’a jamais été aussi en forme. Pour ne rien gâcher, le Mexicain profite de la bonne réputation de son coach. Une victoire et il enterrera sans doute définitivement cette sombre histoire de bandes plâtrées.

Garcia, quant à lui, ne tremble pas à l’idée de se mesurer au meilleur coach actuel, Freddie Roach, nommé entraîneur de l’année en 2003, 2006, 2008 et 2009 par la Boxing Writers Association of America.

Ce ne sont pas deux entraîneurs mais deux boxeurs qui vont s’affronter et il est persuadé d’être dans le bon coin :

Manny a prouvé qu’il était le meilleur boxeur toutes catégories confondues mais il va se retrouver face à un boxeur beaucoup plus gros que lui, qui sera sur lui pendant les 12 rounds. Manny a des combinaisons rapides et puissantes mais quand il verra Margarito encaisser et continuer à avancer, il comprendra qu’un très long combat l’attend.

nicolas@zeisler.fr

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